La communauté adventiste du septième jour d’Oyomabang a célébré, le 20 juin 2026, un double anniversaire marqué par la mémoire des débuts modestes de 1996 et la dédicace d’un nouveau temple. Sous la présidence du pasteur Guy Josia Ndombo, la cérémonie a réuni plusieurs centaines de fidèles dans une atmosphère de recueillement et de continuité historique.
Ce sabbat, Oyomabang a donné à voir l’aboutissement d’un processus engagé trois décennies plus tôt. Environ 500 fidèles se sont rassemblés pour accompagner la dédicace d’un édifice religieux qui consacre l’enracinement d’une communauté née en 1996 autour d’un petit groupe de croyants, conduit notamment par quatre femmes et un homme, réunis dans un espace domestique mis à disposition par feu Cosmas Bilana. L’itinéraire de cette assemblée illustre une progression lente mais structurée, portée par la persévérance de ses premiers membres.

Au fil des années, l’élan initial s’est consolidé grâce à des engagements individuels et collectifs, dont celui de la famille Evouna, qui a contribué à l’implantation physique du temple en cédant une portion de terrain. Le bâtiment désormais consacré, d’une superficie d’environ 200 mètres carrés, peut accueillir près de 300 fidèles et intègre des espaces fonctionnels destinés à la gestion liturgique et technique. Il matérialise une ambition ancienne : doter la communauté d’un lieu de culte pérenne.

La cérémonie, présidée par le pasteur Guy Josia Ndombo, secrétaire exécutif de l’Union Mission Centre-Ouest, s’est inscrite dans une liturgie centrée sur l’unité et la fidélité doctrinale. Les intervenants ont insisté sur la cohésion interne comme condition de la continuité missionnaire, dans un contexte où la croissance des communautés locales s’accélère au sein de la fédération Mbam-Sanaga.

Pour les responsables régionaux, cette dédicace s’ajoute à une série d’inaugurations qui traduisent le dynamisme de la fédération. Le pasteur Hector Marie Nde Mveng y voit un signe d’expansion soutenue, tandis que la reconnaissance publique accordée à la bergère Pulcherie Tchoualeu, marraine de la cérémonie, a souligné la dimension humaine et mémorielle de l’événement. À Oyomabang, la célébration a ainsi articulé histoire locale, engagement collectif et affirmation d’une continuité spirituelle assumée.
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