Le responsable politique a aussi évoqué cinq propositions de loi déposées par les députés SDF. Ces textes portent notamment sur la lutte contre les violences faites aux femmes, la protection des enfants, la cohésion nationale, la déclaration des biens des responsables publics ainsi que la reconnaissance historique de certains crimes liés à la traite négrière, à l’esclavage et à la colonisation. Selon lui, ces initiatives visent à répondre à des enjeux majeurs de société.
Joshua Osih a critiqué le refus, attribué à la majorité parlementaire, d’inscrire ces propositions à l’ordre du jour des travaux de l’Assemblée nationale. Il estime que ce blocage prive le pays d’un débat nécessaire sur des sujets sensibles. Le président du SDF a également défendu une autre conception de la vice-présidence de la République, fondée sur une élection au suffrage universel dans un même ticket présidentiel.
À l’approche des élections législatives et municipales annoncées pour 2027, le SDF a lancé un avertissement contre toute modification du calendrier électoral. Joshua Osih considère qu’un nouveau report constituerait une atteinte à la souveraineté populaire. Il a appelé les formations de l’opposition à s’accorder sur la nécessité de maintenir les échéances prévues et de garantir un processus transparent.
La crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest a occupé une place centrale dans son intervention. Dix ans après le début des violences, le président du SDF parle d’un conflit qui a provoqué des pertes humaines considérables, des déplacements massifs de populations et une profonde fragilisation économique. Il affirme qu’aucune partie ne peut sortir victorieuse d’une guerre qui, selon lui, a surtout produit des souffrances.
Pour sortir de cette situation, Joshua Osih a réaffirmé le plan de sortie de crise présenté par son parti, articulé autour de trois étapes : la désescalade, la reconstruction de la confiance et la relance économique. Parmi les mesures proposées figurent un dialogue inclusif, la réouverture sécurisée des établissements scolaires, la réhabilitation des infrastructures détruites et un mécanisme de réconciliation nationale.
Le président du SDF a enfin appelé les citoyens à s’inscrire massivement sur les listes électorales avant la clôture du fichier. Pour lui, l’engagement politique passe par la participation aux scrutins et par une implication directe dans la gestion locale. Il a invité les compétences issues des différentes régions du pays et de la diaspora à rejoindre son parti afin de porter, dit-il, un projet de transformation nationale.
Dans son message final, Joshua Osih a demandé au gouvernement d’apporter davantage d’informations sur la continuité de l’État et a renouvelé son appel à la libération des prisonniers politiques. « Le pouvoir appartient au peuple », a-t-il conclu, reprenant le slogan « Power to the People » qui accompagne la stratégie de mobilisation du SDF.
