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CIFLEN 2026 : le fleuve Nyong cherche un nouveau souffle face aux défis écologiques

À l’heure où les équilibres naturels deviennent une préoccupation mondiale, la Conférence internationale sur le fleuve Nyong ouvre un espace inédit de dialogue entre scientifiques, institutions, communautés et partenaires afin d’imaginer des réponses durables pour la sauvegarde de ce patrimoine hydrique majeur du Cameroun.

Symbole d’un lien profond entre les territoires et les populations qui vivent à ses abords, le fleuve Nyong s’invite au cœur d’une réflexion collective sur son avenir. La première Conférence internationale sur le fleuve Nyong (CIFLEN 2026) réunit au Palais des Congrès de Yaoundé des acteurs venus de plusieurs horizons pour analyser les mutations qui affectent ce bassin et proposer des stratégies capables d’assurer sa préservation.
Portée par l’organisation Volontariat pour l’environnement (VPE), cette rencontre ambitionne de créer une passerelle entre les savoirs scientifiques, les politiques publiques et les réalités vécues par les communautés riveraines. L’objectif est de faire émerger une dynamique commune autour d’un cours d’eau dont l’importance dépasse largement sa dimension géographique, tant il participe aux équilibres économiques, sociaux et écologiques du pays.
Le comité d’organisation assure que les conditions sont réunies pour la réussite de cette première édition. Lors d’une conférence de presse préparatoire tenue à Yaoundé, son président, Dieudonné Xavier Ateba, a souligné l’engagement des équipes mobilisées ainsi que l’appui institutionnel du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable. Pour lui, cette mobilisation traduit la volonté de placer la protection du Nyong au centre des priorités environnementales.
Les menaces qui pèsent sur le bassin appellent désormais des réponses concertées. La diminution des ressources en eau, la dégradation des habitats naturels, la pollution, la pression démographique et les transformations liées au changement climatique fragilisent progressivement un écosystème essentiel. Face à ces défis, la conférence entend favoriser une meilleure compréhension des phénomènes à l’œuvre et encourager des actions concrètes.
Deuxième plus long fleuve du Cameroun, le Nyong joue un rôle stratégique dans plusieurs régions du pays. Il contribue à l’alimentation en eau, soutient des activités comme la pêche et l’agriculture, et abrite une biodiversité dont la richesse constitue un atout écologique considérable. Sa protection représente donc un enjeu qui touche à la fois la sécurité environnementale et le développement des communautés.
Les travaux de la CIFLEN 2026 s’articulent autour de trois grandes orientations : les questions liées à l’hydrologie, au climat et aux ressources en eau ; la sauvegarde de la biodiversité et des écosystèmes ; ainsi que les problématiques de gouvernance, d’innovation et d’implication sociale. Ces axes doivent permettre de croiser les analyses afin de construire une approche intégrée de gestion du bassin.
Pour les organisateurs, la finalité de cette rencontre réside dans la transformation des connaissances en projets opérationnels. « Nous attendons que les données soient actualisées et qu’à travers celles-ci nous puissions ressortir un certain nombre de projets qui seront portés par les gouvernements, les partenaires au développement et les populations locales », a indiqué Dieudonné Xavier Ateba.
Placée sous le parrainage du Premier ministre, chef du Gouvernement, et bénéficiant du patronage institutionnel du ministère de l’Environnement, la CIFLEN 2026 affirme son ambition de devenir un cadre majeur de réflexion sur la gestion durable des ressources naturelles. Plus qu’un rendez-vous scientifique, elle porte l’espoir d’une nouvelle relation entre les sociétés humaines et le fleuve qui accompagne leur histoire.