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Cameroun-Human Care Foundation : Une action pour sauver les enfants de la rue

Les enfants de la rue et les enfants qui travaillent font désormais partie des paysages urbains camerounais. A la faveur de la journée internationale des enfants de la rue célébrée le 12 avril dernier, Human Care Foundation a fait une descente sur le terrain pour un moment festif et toucher du doigt la précarité de leur quotidien. Une occasion à la fois de sensibilisation aux droits des enfants, de les promouvoir, poser des actes concrets pour défendre leur cause et d’être la voix des sans voix auprès des ONG et des pouvoirs publics.

Privés des joies d’une enfance et d’une adolescence normales, nombre d’entre eux périssent prématurément de misère. Ceux qui en réchappent luttent pour survivre, errent ou végètent dans la détresse et trompent leur souffrance par la fuite dans l’imaginaire au moyen de comportements souvent autodestructeurs. Voulant vivre malgré tout, ils se forgent dans la rue une existence souvent dangereuse et assombrie par l’ignorance. Sans toit ni droits, ils sont des centaines à n’avoir jamais fréquenté l’école, ou à l’avoir abandonnée trop tôt. Adultes, ils seront analphabètes ou, au mieux, illettrés. En attendant, un tourment quotidien les accompagne, constamment entretenu par la faim, la soif, des travaux périlleux et mal rémunérés, les endémies, la solitude, le manque d’affection, les brimades policières, les tracasseries judiciaires, les maisons de redressement, les prisons sordides, la drogue, l’esclavage déguisé en travail domestique ou l’esclavage tout court, la prostitution, les violences sexuelles et les graves maladies. Les enfants de la rue expérimentent chaque jour la discrimination et l’exclusion, ce qui leur nie l’opportunité de développer et déployer leurs talents de footballeurs, d’électricien, de peintre, de cuisinier, de maçon, la liste est loin d’être exhaustive. Pour tordre le cou à ce cancer social, l’association entend aider ces enfants à redécouvrir la confiance et qu’ils puissent se revaloriser par l’aval des personnes disposées à les écouter et à les accompagner dans des projets de réinsertion sociale.
E.M

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