La Concorde Actu

Toute l'actualité du Cameroun

Cameroun-exploitations minières semi- mécanisée : l’État veille au grain 

Le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Mindmidt), Pr. Fuh Calistus Gentry, a présidé le 6 septembre dernier à Yaoundé, une concertation avec les opérateurs de la mine semi-mécanisée.

L’objectif de cette rencontre était de dévoiler le nouveau visage du contrôle par le ministre en charge des mines au cours d’une rencontre avec les acteurs du secteur. En effet, depuis des années, des entreprises illégales appartement à des étrangers de diverses nationalités exploitent les mines de cette région sans tenir compte du code minier, ni ne se soucient du bien-être des populations riveraines. Pour mettre un terme à cette situation et assainir le secteur, le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes. Pour cela, le ministre a choisi et d’impliquer les maires des communes dans ce combat. « Nous sommes ici pour assainir le secteur. Désormais partout où il y a une action mécanisée dans l’extraction des mines, il y aura aussi un suivi par les agents de la réhabilitation de l’environnement. Nous avons aussi décidé que tous les maires soient directement impliqués dans le suivi des activités minières de leur localité », a martelé le ministre. Selon lui, le ministère a envoyé des points focaux dans les arrondissements concernés afin de s’assurer que les autorisations artisanales vont être mises à la disposition des maires qui à leur tour travailleront en collaboration avec le Minmidt pour que les engagements pris par les sociétés soient respectés. D’ici un mois, le scénario va changer complètement à l’Est. A long et moyen termes, nous irons d’un système ouvert vers un système clos afin d’améliorer les rendements des mines », a ajouté le Minmidt par intérim. Lors de cette rencontre, il a été indiqué que, quel que soit le type de permis dont dispose un exploitant, il doit nécessairement payer les taxes liées. L’exploitant a aussi l’obligation de développer un ou plusieurs projets sociaux bénéfiques à la population. Il a le choix entre cinq domaines : éducation, santé, énergie, eau et travaux publics. Il s’agit donc pour les entreprises implantées dans des sites miniers de construire des salles de classe, des centres de santé, des points d’eau potable, des ponts et des routes dans les zones impactées par l’exploitation et d’électrifier le village où la ville où cette entreprise exerce. Tout ceci, selon le membre du gouvernement, est en dehors de ce que le code minier a prévu. « L’action sociale doit être implémentée dans la zone ou l’activité a lieu », a conclu Pr. Fuh Calistus Gentry.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *