Pour la première fois depuis la création de la Journée de la Femme Africaine, les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) se retrouveront autour d’une célébration commune. Du 25 au 31 juillet 2026, la capitale camerounaise accueillera une rencontre régionale destinée à placer les femmes au cœur des enjeux de développement, de paix et d’intégration.
Il y a, dans cette première édition sous-régionale, plus qu’un symbole. Après plus de six décennies de célébrations organisées séparément à travers le continent, les femmes d’Afrique centrale s’apprêtent à franchir une étape nouvelle : celle d’une mobilisation collective dépassant les frontières nationales pour faire émerger une voix commune. Le Cameroun a été choisi pour accueillir cette rencontre qui ambitionne de donner une visibilité accrue aux parcours, aux combats et aux contributions féminines.
À Yaoundé, les délégations venues des onze pays membres de la CEEAC convergeront autour d’une ambition partagée : faire de la Journée de la Femme Africaine un espace de réflexion, d’échanges et d’engagement. L’initiative est portée par le Global Africa Women’s Summit (GLAWOS) et l’ONG ACAHIJEC, en partenariat avec le Réseau des Femmes Leaders Africaines – Chapitre Cameroun (AWLN Cameroun). Elle bénéficie de l’accompagnement des institutions camerounaises en charge de la promotion de la femme, des relations extérieures et de la communication.

Le rendez-vous intervient dans un contexte où la question de la participation des femmes au développement occupe une place croissante dans les agendas africains. À travers le thème consacré à l’action féminine pour l’assainissement des communautés, la paix et l’amélioration des conditions de vie, les organisateurs souhaitent mettre en avant le rôle des femmes dans la transformation des territoires et la recherche de solutions durables.
Durant plusieurs jours, la capitale politique camerounaise accueillera une succession de rencontres destinées à favoriser le dialogue entre décideures, entrepreneures, universitaires, responsables associatives et jeunes générations. Conférences, panels, espaces économiques et expositions permettront de croiser les expériences et de mettre en lumière des initiatives souvent développées au plus près des communautés.
La dimension culturelle occupera également une place centrale dans cette célébration. À travers les différents espaces consacrés aux patrimoines des pays de la région, l’événement entend raconter une Afrique centrale plurielle, riche de ses traditions, de ses savoir-faire et de ses identités. La gastronomie, les expressions artistiques et les créations locales deviendront autant de supports pour rapprocher les peuples.
Le sport viendra compléter cette programmation avec des activités destinées à renforcer les liens entre participantes. Football, handball, courses de relais ou encore épreuves collectives seront organisés dans un esprit de fraternité. Au-delà de la compétition, ces moments veulent rappeler l’importance de la santé, de la confiance en soi et de la solidarité dans la construction du leadership féminin.
Autre temps fort attendu : le concours « Reine d’Afrique – CEEAC 2026 », qui réunira des candidates représentant les différents États de la sous-région. Loin d’une simple compétition esthétique, cette initiative met en avant l’expression, l’intelligence, la créativité et la capacité des jeunes femmes à porter des projets et des visions pour l’avenir.

La rencontre prévoit également des moments consacrés au bien-être, au réseautage et à la découverte du patrimoine camerounais, notamment à travers une excursion autour du Monument de la Réunification. Une manière de prolonger les échanges dans un cadre moins institutionnel et de favoriser la création de nouvelles solidarités entre participantes.
Pour les organisateurs, cette célébration constitue le point de départ d’une dynamique appelée à se poursuivre au-delà de l’événement. L’objectif affiché est de créer un cadre permanent de coopération entre femmes d’Afrique centrale, capable d’accompagner les initiatives locales, de renforcer les opportunités économiques et de promouvoir une représentation plus importante dans les espaces de décision.
À travers cette première célébration régionale, Yaoundé ne sera pas seulement le théâtre d’un rendez-vous commémoratif. La ville deviendra le lieu où une partie de l’Afrique centrale cherchera à construire un récit commun : celui de femmes actrices du changement, porteuses d’innovations et engagées dans la construction d’un avenir partagé.
