Réunissant des élus français d’origine camerounaise, des institutions publiques et des acteurs économiques, les premières assises d’EFRACAM se tiennent du 8 au 12 juillet 2026 entre Yaoundé, Elig-Mfomo, Kribi et Douala. Placée sous le Très Haut Patronage de la présidence camerounaise, cette rencontre entend structurer une coopération décentralisée plus opérationnelle et orientée vers des projets concrets.
Sous le sceau du renforcement des liens entre territoires, les premières assises de l’Association des Élus en France d’origine ou de nationalité camerounaise s’ouvrent dans un contexte de multiplication des initiatives de diplomatie locale entre l’Afrique centrale et l’Europe. L’événement, organisé avec l’appui de plusieurs institutions camerounaises et françaises, réunit élus, experts, universitaires et représentants du secteur privé autour d’une même ambition : faire émerger une nouvelle architecture de coopération territoriale.

Au centre des échanges figure la volonté de dépasser les déclarations d’intention pour inscrire les partenariats dans une logique de résultats. Les discussions portent sur des domaines jugés structurants, allant du développement économique à la formation, en passant par les transitions écologiques, l’économie bleue, la culture et le sport. Les organisateurs défendent une approche transversale, où les collectivités locales deviennent des acteurs à part entière de la diplomatie du développement.

Le choix de Yaoundé comme point de départ des travaux n’est pas anodin. Les premières journées sont consacrées à des tables rondes et à des rencontres institutionnelles, destinées à explorer les conditions d’un renforcement des compétences locales et d’un meilleur accompagnement des projets territoriaux. Les échanges mettent en évidence la nécessité d’une meilleure articulation entre initiatives publiques et dynamiques portées par la diaspora.

La dimension opérationnelle de ces assises se traduit également par des visites de terrain et des rencontres économiques dans plusieurs localités. À Elig-Mfomo, les participants s’intéressent aux opportunités d’investissement et aux projets de développement communal, tandis que les étapes de Kribi et Douala ouvrent la réflexion sur le rôle stratégique des infrastructures portuaires et urbaines dans l’intégration régionale.
Au-delà des débats, l’événement se veut aussi un espace de concrétisation. Plusieurs accords de coopération doivent être signés ou renouvelés entre institutions, entreprises publiques et associations. Des actions de solidarité, notamment des remises de dons dans différentes localités, viennent compléter le dispositif, traduisant une volonté d’inscrire l’initiative dans le champ du développement local tangible plutôt que dans celui des seules intentions politiques.

