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LIVRES – PHILOSOPHIE Eric Gaël Chuade Ngale dénonce les illusions d’une société en perte de repères

Avec La société de l’imposture. Dérives et mutations contemporaines, publié le 10 mars 2026 aux Éditions ATP, le philosophe camerounais propose une lecture critique des bouleversements sociaux actuels. Préfacé par le professeur Elias Perrier Ngueulieu, cet essai de trois parties et sept chapitres questionne les fondements du vivre-ensemble.

L’apparence prend parfois le dessus sur la vérité, tandis que les intérêts particuliers semblent reléguer les exigences collectives au second plan. C’est dans cette tension qu’Eric Gaël Chuade Ngale inscrit sa réflexion. Son ouvrage explore les mécanismes qui fragilisent les relations humaines et interrogent profondément les comportements dans l’espace social.
Au fil de son analyse, l’auteur s’intéresse aux manifestations d’une crise qui dépasse les attitudes individuelles. Les mutations observées révèlent également un affaiblissement des responsabilités et une remise en question des principes devant garantir l’équilibre communautaire. Cette lecture invite à regarder autrement les contradictions qui traversent les sociétés modernes.
L’ambition du philosophe consiste notamment à réveiller les consciences face aux discours trompeurs et aux représentations artificielles. Il défend une vigilance intellectuelle susceptible de rétablir des repères solides dans un environnement où les apparences influencent considérablement les perceptions. Une démarche qui place l’esprit critique au centre de la réflexion citoyenne.
Titulaire d’un Master en Éthique et Philosophie politique de l’Université de Yaoundé I, Eric Gaël Chuade Ngale possède un parcours associant enseignement et intervention sociale. Éducateur aux médias et à la citoyenneté numérique, animateur post et périscolaire, il développe également des recherches consacrées à la démocratie, à la souveraineté africaine et aux théories politiques contemporaines.
À travers cette contribution intellectuelle, l’auteur entend susciter une interrogation sur les responsabilités de chacun dans la construction d’une société plus juste. Son travail rappelle que la solidité d’une communauté ne dépend pas uniquement de ses institutions, mais aussi de la qualité des valeurs défendues par ses membres et de leur capacité à servir l’intérêt général.