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Cameroun-ordination du père Christian Célestin Ngoura Mvoutsi, un itinéraire de foi au cœur de la famille mariste

Ordonné prêtre le 2 septembre 2023 à la chapelle Sainte-Anne d’Obili, à Yaoundé, par Mgr Yvan Matthieu, évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Ottawa-Cornwall, le père Christian Célestin Ngoura Mvoutsi incarne un parcours singulier, marqué par le discernement, l’étude et un engagement pastoral nourri par la spiritualité mariste.

La chapelle Sainte-Anne d’Obili a vécu, ce 2 septembre 2023, l’un de ces moments où la ferveur collective se mêle à l’intime. Dans une atmosphère portée par les chants et les prières, la famille mariste, le clergé et de nombreux fidèles ont accompagné l’ordination presbytérale de Christian Célestin Ngoura Mvoutsi. Par l’imposition des mains de Mgr Yvan Matthieu, évêque auxiliaire de l’archidiocèse d’Ottawa-Cornwall, l’Église a accueilli un nouveau prêtre, appelé à servir dans la tradition spirituelle de la Société de Marie.


Rien, pourtant, ne destinait initialement le jeune Camerounais à cette voie. Originaire du Mbam-et-Kim, précisément de Yoko, Christian Ngoura nourrissait d’autres aspirations, oscillant entre l’éducation, l’enseignement, l’ingénierie informatique ou encore les affaires. Le tournant décisif survient au contact d’un aîné, le père Benoît Obono, dont le témoignage de vie sacerdotale agit comme un appel silencieux. À force de proximité avec le milieu ecclésial — enfant de chœur, membre de groupes de liturgie et de discernement vocationnel —, l’évidence s’impose peu à peu. « C’est en le voyant vivre son sacerdoce que j’ai trouvé goût à cette vie », confiera plus tard le nouvel ordonné.


L’homélie de la célébration a rappelé avec insistance les exigences du ministère presbytéral. Fidélité au magistère de l’Église, conscience aiguë de l’amour de Dieu et de la mission confiée, enracinement dans la Parole et les sacrements ont été présentés comme les piliers d’un sacerdoce appelé à faire rayonner l’Église et à soutenir l’espérance des hommes. Une exhortation à bâtir sa vie sur le roc, dans un monde traversé par l’incertitude.
Le parcours académique du père Christian Ngoura témoigne d’une formation exigeante et ouverte. Après des études de philosophie à l’Université de Yaoundé I, puis à l’Institut de philosophie Saint-Joseph Mukasa, il poursuit sa formation à Rome. Il y obtient une licence en théologie à l’Université pontificale grégorienne, avant de se spécialiser comme formateur et animateur vocationnel à l’Université pontificale salésienne. Membre de la congrégation des Pères maristes, fondée en 1822 par Jean-Claude-Marie Colin et reconnue officiellement en 1836, il s’inscrit dans une tradition missionnaire marquée par la simplicité et la proximité avec les plus humbles.
Auteur de deux ouvrages, il explore des champs à la croisée de la réflexion humaine et de la théologie. Dans La gestion de l’intelligence émotionnelle selon Daniel Goleman, il souligne l’importance de cette compétence dans les relations à soi et aux autres. La sacramentalité de l’Église invite, quant à lui, à redécouvrir l’impact spirituel et existentiel des sacrements dans la vie de foi. À ces écrits s’ajoute une attention constante aux plus démunis et à la mission partagée, prolongée par des publications régulières, mêlant prière, méditation et chroniques linguistiques.


À Obili, en ce début de septembre, la joie débordante ne célébrait pas seulement une ordination. Elle consacrait un cheminement, fait de renoncements et d’approfondissements, désormais tourné vers le service. Un prêtre de plus dans la vigne, mais surtout un visage nouveau pour une Église appelée à se réinventer sans se renier.

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