Entre transmission, professionnalisation et exposition engagée, le Centre culturel MUSÂ a marqué son lancement par un séminaire stratégique suivi du vernissage de « Les promesses qui saignent », affirmant sa volonté d’inscrire la création dans une dynamique structurée et durable.
Pensé comme un carrefour dédié aux pratiques créatives, à l’apprentissage et à l’engagement communautaire, le Centre culturel MUSÂ a officiellement entamé ses activités à Yaoundé, derrière Niki à Biyem-Assi. Implantée au Rond-point Express, la structure se présente comme un cadre d’accompagnement ouvert aux artistes, aux porteurs d’initiatives et aux curieux désireux d’approfondir leurs compétences en musique, arts visuels, expression scénique ou langues. Cette inauguration a consacré l’aboutissement de plusieurs années d’expérience accumulées depuis 2016 dans l’encadrement, la production et la valorisation culturelle.

Le séminaire intitulé « Déclencher sa carrière artistique en 02h » a constitué le premier temps fort de cette ouverture. Durant deux heures, les échanges ont permis d’aborder la structuration d’un parcours professionnel, la clarification d’objectifs et l’élaboration d’un plan concret immédiatement applicable. Le modérateur Laurent Ngimbog, chercheur, a conduit les discussions aux côtés des panelistes Gaël Keutchogue, artiste peintre, Teety Tezanou, musicienne, et Ulrich Takam, comédien. Tous ont partagé leur expérience du terrain, évoquant exigences, erreurs fréquentes et choix déterminants pour évoluer avec cohérence.

À l’issue de cette rencontre, le public a découvert l’exposition collective « Les promesses qui saignent ». Le vernissage a révélé des œuvres traversées par des thématiques de mémoire, de vérité et de tension intérieure. Les créations présentées ont suscité dialogue et réflexion, proposant une lecture sensible des fractures sociales et des quêtes individuelles. Cette exposition, programmée jusqu’au 28 mars 2026, inscrit d’emblée MUSÂ dans une démarche où l’esthétique se conjugue avec responsabilité et profondeur.

Au-delà de cet événement inaugural, la structure déploie une offre articulée autour de la formation musicale, de la production sonore et visuelle, des services linguistiques, ainsi que de la mise à disposition d’espaces pour conférences, ateliers et spectacles. Avec MUSÂ Records, son entité dédiée à l’enregistrement et à la direction artistique, le centre entend accompagner les créateurs dans toutes les étapes de réalisation. En s’affirmant comme communauté vivante et solidaire, MUSÂ ambitionne de contribuer durablement au rayonnement culturel camerounais et à l’émergence de trajectoires maîtrisées.

