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SCDV : ALADJI TOURÉ DÉVOILE UN PROGRAMME AXÉ SUR LA TRANSPARENCE ET LA DÉFENSE DES DROITS

En lice pour le renouvellement du Conseil d’administration de la Société civile camerounaise des droits voisins (SCDV), Aladji Touré entend placer la gouvernance, l’amélioration des perceptions, l’accompagnement des membres et l’avancement du dossier de la copie privée au cœur de son action. Présentée lors d’une conférence de presse, sa feuille de route privilégie une gestion vérifiable, des engagements mesurables et une meilleure prise en compte des préoccupations des titulaires de droits.
La confiance des ayants droit constitue l’un des principaux enjeux de la gestion collective. Pour y répondre, Aladji Touré propose de commencer son mandat par un état des lieux administratif, financier et opérationnel de la structure. Cet examen devra permettre de recenser les ressources disponibles, les engagements pris, les dossiers en cours, les difficultés rencontrées ainsi que les acquis à préserver. L’objectif est de fonder les décisions sur des données documentées, tout en attribuant à chaque responsable des missions précises et des obligations de suivi.
Au-delà du diagnostic initial, le candidat souhaite instaurer une organisation plus rigoureuse du Conseil d’administration. Les décisions importantes devraient être accompagnées d’un calendrier d’exécution, d’étapes de réalisation et de comptes rendus réguliers. Cette méthode doit permettre de distinguer les résolutions adoptées des actions effectivement accomplies. La communication avec les membres occuperait également une place essentielle, grâce à des informations périodiques sur les activités, les résultats et les difficultés, dans le respect des textes applicables et de la confidentialité des données personnelles.
La perception des droits voisins représente un autre chantier majeur de cette candidature. L’équipe entend examiner les accords existants, les sommes encaissées, les paiements encore attendus ainsi que les obstacles au recouvrement. Un dispositif de suivi des échéances, des utilisateurs concernés et des relances est envisagé afin de mieux sécuriser les recettes relevant des compétences de la société. Pour Aladji Touré, cette démarche doit contribuer à renforcer la capacité de la SCDV à défendre les intérêts des artistes-interprètes, producteurs et autres bénéficiaires concernés.
La redistribution des revenus constitue le prolongement de cette ambition. Le candidat préconise une amélioration des informations relatives aux titulaires, une actualisation plus aisée des dossiers et une explication accessible des pièces nécessaires au traitement des demandes. Chaque bénéficiaire devrait pouvoir comprendre la période concernée par son versement, les ressources réparties et les critères appliqués. L’équipe prévoit également un mécanisme de réception et de suivi des réclamations, avec la possibilité de corriger les erreurs établies selon les procédures en vigueur, sans promettre de montants individuels non encore déterminés.
L’accès à l’information figure aussi parmi les engagements annoncés. Le programme prévoit des fiches pratiques, des rencontres et des supports de communication destinés à expliquer les droits voisins, les conditions d’éligibilité, la constitution des dossiers ainsi que le fonctionnement de la gestion collective. Des formations adaptées aux différents métiers devraient compléter ce dispositif, en tenant compte des besoins propres aux artistes-interprètes et aux producteurs. L’équipe souhaite également améliorer l’orientation des demandes, préciser les délais de traitement selon les procédures disponibles et renforcer les échanges avec les professionnels établis dans les régions.
Cette volonté de proximité concerne particulièrement les jeunes acteurs du secteur culturel, appelés à mieux connaître leurs droits dès leur entrée dans la profession. Des rencontres régionales et des interlocuteurs identifiés pourraient faciliter la circulation des informations, tout en permettant de recueillir les difficultés rencontrées sur le terrain. À travers ces initiatives, Aladji Touré entend faire de la SCDV un interlocuteur plus accessible, capable d’accompagner les démarches individuelles et de favoriser une meilleure compréhension des mécanismes de rémunération.
Le dossier de la copie privée occupe une place particulière dans les engagements du candidat. Sa stratégie prévoit, en premier lieu, de réunir les textes, décisions, correspondances et données disponibles afin d’établir précisément l’état d’avancement du dispositif. Cette analyse devra faire ressortir les acquis, les blocages éventuels et les acteurs compétents. Sur cette base, un plan de travail détaillé permettra de déterminer les démarches juridiques, administratives, réglementaires ou opérationnelles nécessaires à la poursuite du processus.
La suite consisterait à maintenir le dialogue avec les pouvoirs publics, les organismes concernés et les autres parties prenantes. Parallèlement, l’équipe souhaite anticiper les modalités de gestion des ressources susceptibles d’être perçues, notamment l’identification des bénéficiaires, la traçabilité des sommes et la transparence des critères de répartition. Les membres devraient être régulièrement informés des démarches entreprises, des réponses obtenues, des progrès réalisés et des obstacles persistants. Les montants ainsi que les échéances de versement ne seraient annoncés qu’une fois établis.
Pour assurer la cohérence de ces engagements, le programme prévoit une méthode commune fondée sur des objectifs définis, des responsabilités attribuées, des moyens identifiés et des indicateurs d’évaluation. Le Conseil d’administration serait ainsi appelé à mesurer les progrès à partir de résultats concrets : décisions exécutées, perceptions réalisées, réclamations résolues, formations organisées et avancées documentées sur la copie privée. Les moyens pourraient être réajustés en fonction des difficultés rencontrées, tandis que les membres disposeraient d’éléments vérifiables pour apprécier le travail accompli.
Enfin, Aladji Touré affirme vouloir s’appuyer sur une équipe représentative des différentes composantes de la famille professionnelle et des générations. Chaque administrateur devrait assumer les responsabilités qui lui seraient confiées et contribuer à une dynamique collective. Au-delà des rivalités liées au scrutin, le futur Conseil d’administration aurait vocation à servir l’ensemble des titulaires de droits, indépendamment de leurs préférences électorales. L’ambition affichée est de bâtir une société plus lisible dans son fonctionnement, plus efficace dans la protection des intérêts professionnels et davantage tournée vers les résultats.